-Pascal Rabaté-

  « Je m’intéresse plus à l’humain qu’au décor, ce qui se ressent encore plus dans mes premiers titres. Je suis un voyeur. Ce que j’essaie avec mes personnages c’est que l’on puisse imaginer leur vie avant, après, j’aimerais que l’on croit qu’ils existent vraiment, qu’ils soient incarnés. Je déteste les clichés. Le cliché est un cancer. Dans n’importe quel média quand on représente un mec qui se fait larguer, on voit presque systématiquement le type s’approcher d’une table et tout foutre en l’air. Conneries ! Les gens ne réagissent pas tous pareil. Si on n’a pas d’imagination faut compenser par l’observation ou le vécu. Les clichés sont faits pour être détournés. »
Swof #28, hiver 2000.

Pendant des années, Pascal Rabaté a réalisé des albums extraordinaires, parlant de gens ordinaires, dans l’indifférence générale. Seuls ses éditeurs croyaient en lui. Il a fallu qu’il adapte un roman russe épique (et oublié) Ibicus, d’Alexei Tolstoï, pour que tout le monde lui reconnaisse du génie. Et Pascal Rabaté a alors pu reprendre ses chroniques provinciales, n’hésitant à changer de style quand bon lui semble. « Je n’ai pas de style, je cherche simplement à ce que la forme corresponde au fond. Quand on veut faire un trou vaut mieux prendre une pelle qu’un râteau, pareil pour le dessin, je ne me sens pas de travailler un dessin expressionniste quand je veux faire une comédie. Et dessiner de la même façon, c’est la mort du petit cheval, c’est refuser d’avancer. » [Futuropolis]

J’ai eu un coup de cœur pour sa bande dessinée « Les petits ruisseaux » ainsi que pour le film qui reflète tout à fait l’univers de celle-ci!

Et que vois-je ! un nouveau film! génial!

C’est marrant l’univers de ce film me fait  penser à Jacques Tati ( que j’adore!) peut être le fait que c’est un film sans dialogues, l’ambiance, l’endroit…

 

« Ni à vendre, ni à louer »

 

Synopsis : C’est enfin le week-end, un week-end de printemps sur le littoral atlantique. Ce week-end-là, deux retraités se rendent dans leur résidence secondaire, une maisonnette aussi vaste qu’un timbre poste, et croisent un couple de punks ayant pour gîte une maison dessinée sur le sable d’une plage. Plus loin, deux imposteurs vêtus d’orange et de vert se mettent au golf non loin d’une procession funéraire. Au même moment, un représentant en parapluies a rendez-vous avec une maîtresse sado-maso dans un hôtel du bord de mer où séjournent deux couples dont l’existence sera chamboulée par un cerf-volant perdu. Il est aussi question d’étudiants des beaux arts, de voitures de sport, de voitures sans permis, de voitures de golf, de voitures volées, de caravane, de toile de tente, de lecteur de code-barres, de cadre photo décoré de coquillages et de tempête nocturne. Un week-end où les destins, les classes sociales, les générations, les sentiments, les douleurs comme les joies, se croisent. Un week-end à la mer, en somme.

 

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2 réflexions sur “-Pascal Rabaté-

  1. Je suis allée voir « ni à vendre, ni à louer » par pur hasard et j’ai adoré ce côté décalé et original =)
    Jolie surprise pleine d’humour et beau casting !!!

  2. j’ai adoré « les petits ruisseaux »…;ce fim est un pur moment de tendresse, j’ai hâte de découvrir  » ni à vendre, ni à louer ». Univers attachant….

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